Informations sur la mission

Bénévoles en podiatrie :

Dr Thanh Liem Nguyen, podiatre-chef de projet, Frédérick Iskandar (podiatre), Alexandre Assi, Gabriel Cartier, Kimberly Fortin, Virginie Lamothe, Austin Lee, Paryse Mayhew, Stéphanie Vallée (étudiants de 4e année en médecine podiatrique à l’UQTR), Karine Nguyen, Ngoc Nguyen, Thi Huong Nguyen, Thu Hien Pham (bénévoles- traducteurs), Annelise Ménard et Adèle Simoneau (équipe média)

Partenaires du pays hôte :

Maison chance
Hôpital de réadaptation St-Jean de Dieu
Giao Xu Minh Tin
Giao Xu Nghia Yen
Université de médecine  et de pharmacie de Ho-Chi-Minh

Lieu de mission :

Maison chance,
Université de Médecine et de Pharmacie de Ho-Chi-Minh,
Villages Giao Xu Duc Tin, Giao Xu Nghia Yen,
Hôpital de réadaptation Saint-Jean-de-Dieu

Dates de travail : 2 au 16 août 2019

Donateurs:

BSN medical, Club Rotary Montréal, Fondation Coup de Cœur, Fondation Louise Grenier, Darco International, Laboratoire Ortholab, Podo-Logic, Lojiq, Hpic, CSI, Fondation UQTR, AEMP, Clinique podiatrique de l’UQTR, Action O & P, Pharmacie Brunet Thai Lam, Ansell, Familiprix Luu Thi Thanh Thao, Odan, Clinique podiatrique Berri, Clinique podiatrique Cadillac, Smith + Nephew et donateurs privés.

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Nombre de patients traités

Au total, 591 patients ont été vus et traités par nos bénévoles dont 174 (29,4%) sont des hommes et 417 sont des femmes (70,6 %).

Patients- Vietnam

Répartition des patients traités selon les groupes d’âge

Lors de la mission humanitaire du Vietnam, 591 patients ont été traités au total. Au nombre de ceux-ci, 25 patients ont entre 1 et 20 ans, 78 patients ont entre 21 à 40 ans, 261 patients ont entre 41 à 60 ans, 200 patients ont entre 61 à 80 ans et 27 patients ont plus de 81 ans.

Répartition patients-vietnam 2019

Les problèmes de santé les plus fréquemment rencontrés

De tous les problèmes de santé traités, 37 personnes ont des problèmes vasculaires (insuffisance artérielle, veineuse et lymphatique ainsi que syndrome de Raynaud), 43 personnes ont des problèmes dermatologiques (cors, eczéma, psoriasis et verrues), 199 ont des problèmes biomécaniques (pieds plats, HAV, orteils marteaux, hallux limitus, syndrome fémoropatellaire, lombalgie, sciatalgie), 10 personnes ont des plaies diabétiques, 1 personne a des ongles incarnés, 81 personnes ont des fasciites ou des tendinites et 220 ont d’autres problèmes (arthrose, hernie discale, complications post-AVC, syndrome de jambes sans repos etc…).

Problèmes de santé - Vietnam

Traitements

Les différents traitements ont été offerts gratuitement aux patients. La majorité des problèmes traités étaient des problèmes mécaniques comme des pieds plats, des fasciites plantaires, des syndromes fémoro patellaires ou encore des inégalités de longueur des membres inférieurs. Les traitements ont donc été davantage ciblés sur la correction ou la compensation en lien avec le problème diagnostiqué. Plus précisément, beaucoup de supports d’arche ont été fabriqués et il y a eu remise de plusieurs orthèses plantaires. Des talonnettes ont aussi été fabriquées pour les patients avec une inégalité. Pour soulager la douleur dans laquelle certains patients se trouvaient, des anti-douleurs per os tels que de l’acétaminophène, de l’ibuprofène et des Naproxen ont été donnés aux patients. À l’occasion, des infiltrations de cortisone ont été données pour les patients qui se trouvaient en douleur aigue. Toutefois, les problèmes mécaniques n’ont pas été les seuls rencontrés et il y a eu aussi un volet de traitements dermatologiques. Il y a donc eu la remise de crèmes de cortisone pour les patients en crise d’eczéma ou de psoriasis et des crèmes antifongiques pour les patients avec du tinea pedis. Une chirurgie d’ongle incarné a aussi été réalisée chez un patient avec cette problématique. Certains patients se sont aussi présentés avec des cors ou des callosités douloureuses. Un émondage de ces callosités a donc été réalisé, en plus d’une énucléation des cors. Un autre volet de traitements est le volet neurologique. Durant notre séjour, nous avons vu plusieurs patients avec des problèmes neurologiques suite à un AVC ou encore suite à la poliomyélite. Plusieurs d’entre eux avaient un pied tombant suite à cela et donc des AFO ont été remises pour faciliter leurs déplacements. Pour les patients plus spastiques, des exercices de physiothérapie ont été enseignés.

Volet enseignement et transfert de connaissances

Remerciements aux professeurs du département de physiothérapie et de réadaptation de l’Université de médecine et de pharmacie de Ho-Chi-Minh pour la traduction des présentations aux participants : Mme Nguyen Vu Thi Kim Lien, M. Tran Long Bien et Nguyen M. Ngoc Minh

Avec la collaboration de Mme le Thanh Van, directrice du département de physiothérapie et de réadaptation de l’Université de médecine et de pharmacie à Ho-Chi-Minh, les étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières, sous la supervision du podiatre-chef de mission, le Dr Nguyen, ont pu partager leurs connaissances sur les conséquences des blessures sportives. Les sujets présentés par l’équipe sont : blessures sportives, périostite du tibial antérieur, tendinopathie, atelier sur la technique de bandage Low dye, sciatalgie, syndrome fémoropatellaire, pieds plats, lombalgie, névrome de Morton, inégalité des membres inférieurs, fracture de stress, métatarsalgie, fasciite plantaire, dysfonction du tibial postérieur et atelier sur les souliers-les semelles. De plus, nos bénévoles ont profité de l’occasion pour offrir une journée de conférences destinées aux professionnels de l’Hôpital de réadaptation St-Jean de Dieu, à Bien Hoa.  Pendant les trois jours de conférence, plus de 500 participants venant de partout du pays ont assisté aux présentations.

Vietnam

Retombées médiatiques

Pendant la mission 

Lors de cette mission, la Maison Chance a diffusé un court reportage sur notre présence : https://www.facebook.com/MaisonChance/videos/2100404996920369/.

Également, le docteur Thanh Liem Nguyen a fait des publications quotidiennes sur la page facebook de l’Association des Podiatres sans frontières afin de faire connaître les réalisations de l’équipe et la progression de la mission. Finalement, lors de la présence de l’équipe à l’Université, les présentations données par les étudiants ont été filmées et enregistrées afin que celles-ci soient accessibles à l’ensemble des étudiants vietnamiens.

Après la mission

L’équipe média qui était présente sur le terrain avec les podiatres et les étudiants réalise en ce moment une vidéo promotionnelle afin d’illustrer l’ensemble de la mission, vidéo qui sera partagée sur les réseaux sociaux.

Témoignages des participants

Alexandre Assi:

Lorsque je me suis inscrit au voyage humanitaire, j’avais déjà une idée des pathologies que nous allions voir et un peu du déroulement grâce à l’information que le Dr Nguyen, podiatre, nous avait fournie. En arrivant au Vietnam, nous avons commencé notre mission en enseignant aux étudiants en physiothérapie et à certains professionnels de la santé des pathologies fréquemment diagnostiquées. J’ai vraiment apprécié enseigner à ces personnes puisqu’elles étaient très attentives J’avais l’impression que ces professionnels de la santé voulaient vraiment apprendre puisqu’ils posaient beaucoup de questions et discutaient avec leurs collègues. C’était un peu long à faire puisque nous avions 2 présentations par étudiants qui étaient étalées sur 2 jours. Nous avons aussi fait de l’enseignement d’une journée au couvent des frères qui nous ont accueillis lors de nos journées de traitement à l’hôpital de réadaptation. Par la suite, en ce qui concerne la Maison Chance, la majorité de nos cas était des troubles neurologiques congénitaux ou acquis chez les enfants. J’ai vraiment apprécié le fait de visiter un établissement qui avait des enfants puisqu’au Québec nous voyons rarement des enfants à la Clinique universitaire : cela nous a permis de mettre en pratique les notions de podopédiatrie que nous avions apprises en théorie. Nous avons pu étudier et traiter ces pathologies en fournissant un traitement adéquat qui a pu alléger leurs symptômes et faciliter leurs déplacements.

À l’hôpital de réadaptation, la majorité des patients souffrait de séquelle d’un AVC dont les vastes conséquences neurologiques de cette pathologie. Les traitements que nous avons offerts étaient similaires à ceux de la Maison Chance. Lors de nos visites aux deux villages ruraux à l’extérieur de la ville de Hô-Chi-Minh, la majorité de nos patients étaient des personnes âgées avec des problèmes arthritiques ou biomécaniques. Donc, nos traitements cette fois-ci étaient beaucoup d’injections et de supports d’arches/orthèses plantaires.

En général, j’ai vraiment apprécié la mission puisque nos patients avaient une gentillesse incroyable envers nous et qu’on avait aussi beaucoup de support lors de nos stages. La seule chose que j’ai trouvée un peu décevante c’est que, puisque nos options de traitements étaient limitées, c’était pas mal toujours les mêmes traitements pour les patients,  peu importe l’objet initial de la consultation.


Kimberly Fortin

En m’inscrivant à cette mission humanitaire, je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre. J’ai tout de suite été séduite par la gentillesse et la reconnaissance du peuple vietnamien lors des soins donnés aux différents endroits. La Maison Chance a été pour moi un coup de coeur étant donné que nous avons vu beaucoup d’enfants, ce qui est l’une de mes patientèles préférées. De plus, la majorité des patients de la Maison Chance avaient des problèmes neurologiques, ce qui était très enrichissant pour nous dans la perspective d’un volet apprentissage. En effet, nous pouvions réellement voir des patients avec ce type de pathologies, bien au-delà de la simple lecture  de  PowerPoints. Un autre endroit avec des pathologies similaires a été l’hôpital de réadaptation. Beaucoup de patients se présentaient avec un historique d’AVC, avec pour conséquence un pied tombant. J’ai donc appris comment ajuster et modifier des AFO; ce que j’ai beaucoup apprécié. De plus, la comparaison faite avant après la remise d’un AFO était étonnante. Il était vraiment intéressant de pouvoir voir à quel point un petit dispositif pouvait complètement changer leur démarche et les aider. Un autre milieu où nous avons donné nos soins était le village natal de Liem. Là-bas, ce que j’ai le plus apprécié, a été de pouvoir pratiquer ma dextérité pour différentes injections de cortisone. À l’université, nous n’avons pas toujours la chance de pouvoir le faire étant donné que nous sommes beaucoup d’étudiants et qu’il n’y a qu’un petit nombre de patients qui en ont besoin. Le fait d’être un plus petit nombre d’étudiants avec une multitude de patients nous a donc permis d’apprendre à être plus rapides et de voir un autre éventail de pathologies me permettant par le fait même de faire plus d’injections.

Je suis donc énormément reconnaissante, car je sens que cette pratique est une corde ajoutée à mon arc pour ma future carrière. Un autre de mes coups de coeur a été l’enseignement à l’Université d’Hô-Chi-Minh. La soif des étudiants pour apprendre et en savoir plus sur les pathologies podiatriques était palpable et c’était réellement un beau moment de pouvoir échanger avec les différents étudiants après les présentations.

Finalement, les magnifiques paysages et les réveils matinaux au chant du coq sont toutes des choses qui me manqueront de ce beau pays et de ce voyage qui restera à tout jamais gravé dans ma mémoire.


Virginie Lamothe: 

Ayant déjà eu d’autres expériences humanitaires dans le passé, dès que j’ai su qu’il était possible de faire un stage de ce type impliquant de la médecine podiatrique au Vietnam, j’ai tout de suite su que je voulais y participer! Dans ce type de voyage, non seulement nous avons traité et aidé beaucoup de gens dans le besoin, mais nous avons aussi mis en pratique beaucoup de connaissances podiatriques, pratiqué nos habiletés cliniques, fait des traitements, de belles rencontres et découvert une nouvelle culture ainsi que son peuple. Lors de la mission humanitaire, un des défis était de nature linguistique! En effet, le vietnamien et le français n’étant pas des langues qui se ressemblent, cela rendait la communication avec les patients moins évidente. Toutefois, avec l’acquisition de vocabulaire de base, la volonté de se comprendre et la grande aide des interprètes, la barrière de la langue a bien été surmontée. Il a donc été possible de faire les examens nécessaires, d’émettre des diagnostics et de traiter les patients de manière adéquate! Dans certains milieux, il y avait des types de patients qui étaient prédominants. Par exemple, lors des traitements à l’hôpital de réadaptation et à la Maison Chance, il a été possible de voir plusieurs patients ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral, de moto ou de travail, des troubles neurologiques et plus encore. Ces patients vivant avec des problématiques caractéristiques ont permis d’être exposés à des cas médicaux de différentes natures. Malgré qu’ils soient plus rares dans la pratique podiatrique québécoise, ces expositions permettent de comprendre mieux ce qui a été vu en théorie et d’être mieux outillé pour la carrière de podiatre.

En ce qui concerne les présentations, il est connu que lorsqu’un sujet est enseigné, c’est un signe d’une bonne maîtrise de celui-ci. En effet, la préparation était d’envergure et elle poussait à acquérir et intégrer des connaissances approfondies sur divers sujets, et ce, entourant une même pathologie. Somme toute, le projet consistant donc à une belle révision, surtout en écoutant les présentations des autres collègues. De plus, la présentation était elle-même un beau défi personnel et une belle expérience partagée avec l’interprète, qui traduisait pour la foule en vietnamien. D’ailleurs, ce fût une belle opportunité de pratiquer l’anglais en plus d’un partage de connaissances au niveau hospitalier et international. Aussi, j’ai remarqué que les Vietnamiens sont des personnes très fortes psychologiquement et très endurantes à la douleur. En effet, ils ne se plaignaient pas des traitements qui pouvaient parfois être temporairement douloureux, tels que des injections de cortisone ou encore d’anesthésiant avant une procédure chirurgicale. De plus, ils étaient très reconnaissants de tous les traitements reçus et le grand sourire réciproque avant de se quitter était un beau signe de gratitude!

Également, à chaque endroit où nous allions pratiquer des soins podiatriques, nous étions toujours bien accueillis et reçus : ce qui nous permettait par le fait même de connaître la culture vietnamienne et de se familiariser avec elle. D’ailleurs, nous avons eu droit à plusieurs bons repas, des collations, des ventilateurs et même des chambres pour nous héberger! Bref, ils se souciaient de notre bien-être tout autant qu’on se souciait du leur en soignant les patients! Il y eut de beaux échanges! Bref, je considère que c’était un grand privilège de pouvoir participer à la mission humanitaire du Vietnam! Ce fut une très belle expérience qui m’a certainement fait grandir professionnellement, mais aussi personnellement, et qui contribuera sans aucun doute à faire de moi une meilleure podiatre!


Austin Lee: 

Ce fut un honneur et un privilège de me joindre à l’Association de Podiatres sans frontières lors de sa mission au Vietnam. J’ai pu non seulement améliorer mes compétences en chirurgie mineure, en neurologie, en biomécanique, en dermatologie et en podopédiatrie, mais j’ai également pu apprécier la culture vietnamienne. En effet, à chaque village où nous avons eu la chance de traiter des patients, nous avons toujours été bien accueillis et reçus : ce qui nous permettait de connaître la culture vietnamienne et de nous familiariser davantage avec celle-ci.

En ce qui concerne la chirurgie mineure, j’ai eu le plaisir de faire une matrixectomie sur une dame en détresse sous la supervision de Dr Liem Nguyen, podiatre, de sorte que j’ai pu améliorer ma technique chirurgicale. Quant à la neurologie, j’ai eu la chance d’évaluer et d’aider des patients post-AVC en donnant des AFO et des comprimés antalgiques. À l’égard de la biomécanique, j’ai pu faire de nombreux examens biomécaniques en analysant la démarche et en donnant des orthèses plantaires adéquates, de façon à pouvoir développer une meilleure connaissance biomécanique et orthésique. En ce qui concerne la dermatologie, plusieurs patients se présentaient avec de l’eczéma, du tinea pedis et de l’onychomycose; donc, j’ai eu la chance de maîtriser plus profondément l’aspect dermatologique de la médecine podiatrique. Finalement à ce qui a trait à la podopédiatrie, j’ai eu la possibilité d’évaluer de nombreux enfants avec des difformités congénitales ou développementales, tels que les enfants atteints de la maladie de Blount ou de rachitisme, de sorte que je me sens maintenant plus à l’aise à pouvoir traiter des futurs patients avec les mêmes pathologies.


Paryse Mayhew 

En ce qui me concerne, le voyage humanitaire au Vietnam a été une expérience très enrichissante pour moi autant au niveau professionnel qu’au niveau personnel  D’une part, j’ai beaucoup aimé voir l’intérêt des gens face à notre profession. Au début de notre séjour, nous avons eu la chance d’enseigner à l’Université de Médecine de Ho-Chi-Minh. J’ai été marqué par l’intérêt des étudiants face à nos présentations. Ils prenaient énormément de notes et ils posaient beaucoup de questions, et ce, pendant 16 heures de formation sur deux jours. Personnellement, j’aurais eu de la difficulté à garder cette motivation pendant aussi longtemps. J’ai trouvé qu’ils ont démontré une très belle hospitalité. À deux reprises, ils nous ont invités à dîner dans un magnifique restaurant et ils nous ont énormément remerciés par la suite. Ensuite, lors de cette mission, en travaillant à la Maison Chance et à l’hôpital de réadaptation, j’ai été exposé à plusieurs cas neurologiques pour lesquels je n’avais jamais été exposée au Québec. Notamment, j’ai eu la chance de faire environ une vingtaine d’AFO alors que je n’en avais jamais prescrit au Québec. J’ai été touchée par la gentillesse des patients à notre égard, mais aussi par leur parcours de vie qui n’a pas été facile. Nombreux sont ceux qui sont tombés en bas d’un arbre pour cueillir des fruits afin de nourrir leur famille, qui sont atteints de problèmes osseux en raison d’un manque alimentaire, qui ont fait un accident de moto ou qui sont tout simplement nés avec un problème génétique ou congénital. Cela nous permet de réaliser à quel point nous sommes chanceux au Québec d’avoir accès à des soins, mais aussi d’avoir de meilleures mesures de sécurité et services sociaux. Également, en travaillant dans les différents villages, j’ai eu la chance de faire plusieurs injections et donc, d’améliorer ma technique. La capacité des gens face à la douleur était fascinante. Jamais un patient ne se plaignait de douleur lors des différentes injections. Ils étaient tout simplement heureux d’avoir accès à un soin. La mission a permis d’améliorer des objectifs personnels soit mes capacités techniques et ma en confiance en moi. J’ai eu la chance de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, et ce, avec le vrai visage du Vietnam. C’est très différent aller dans les endroits touristiques et aller dans le vrai coeur du Vietnam. Je suis très contente d’avoir participé à la mission et je le recommande à mes paires.


Stéphanie Vallée:

Le stage humanitaire effectué au Vietnam en août 2019 a été une expérience enrichissante au niveau académique, personnel et social. J’ai pu développer mes connaissances podiatriques dans plusieurs domaines que ce soit au niveau de l’examen biomécanique et de l’analyse de la démarche et la posture, en passant par la dermatologie. Cependant, je dirais que le volet le plus enrichissant était la neurologie, par exemple nous avons vu beaucoup de cas de pieds tombants, de “toe walking” ainsi que certains patients ayant eu des AVC et la poliomyélite. Les gens traités étaient très heureux et reconnaissants de notre passage dans leur village. En plus, le fait de réaliser des présentations orales sur les pathologies fréquemment rencontrées en podiatrie à des étudiants de médecine et de pharmacie nous a permis de faire connaître la podiatrie au Vietnam. De plus, la réalisation de la présentation orale nous a permis de réviser certains concepts importants en podiatrie. Pour continuer, le fait de réaliser un voyage humanitaire à l’étranger nous confronte à une réalité qui est totalement différente de notre quotidien, cela nous permet de nous ouvrir à d’autres cultures et d’autres mentalités :  ce qui nous permet d’avoir une meilleure ouverture d’esprit. Ensuite, j’ai pu tisser des liens d’amitiés importants avec mes collègues de classe et j’ai su apprendre à travailler en équipe avec de nouvelles personnes. Bref, je trouve que nous sommes privilégiés de pouvoir réaliser des stages aussi stimulants puisque cela nous permet de nous épanouir en tant qu’étudiants.


Gabriel Cartier :

Durant ce voyage, j’ai eu la chance et la grande opportunité de traiter des dizaines de patients qui ont très peu accès à des soins adéquats, peu importe leur condition. Pourtant, la grande majorité d’entre eux auraient été bien pris en charge dans des pays plus développés, ce qui nous remet complètement en perspective par rapport à notre réalité au Québec. J’ai été confronté à des cas plus avancés de pathologies chroniques qui sont extrêmement rares dans mon pays d’origine. Ce fait a malgré tout un certain aspect positif, puisque je crois réellement que c’est en étant mis en contact avec des cas pesants que nous serons capables d’améliorer significativement nos habiletés et nos intuitions cliniques.  La quasi inexistence de bons conseils podiatriques au Vietnam, à l’exception de ceux véhiculés lors des missions de Podiatres Sans Frontières, illustre réellement les impacts drastiques que peuvent avoir de mauvaises habitudes biomécaniques sur la santé des systèmes musculo-squelettiques, vasculaires et nerveux des membres inférieurs.  Je suis sincèrement convaincu que les actes humbles et fondés des différents bénévoles de Podiatres Sans Frontières ont et auront des impacts positifs sur la qualité de vie des gens du Vietnam, du volet physique au volet psychologique. Que la témérité et la résilience qui habitent leur cœur leur portent chance.